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Le CDI et le S3AS

Le CDI de l’INJA est un centre de ressources documentaires. Il assume une fonction pédagogique et soutient des méthodologies de recherche. Des postes de travail adaptés sont  disponibles en libre accès et les lecteurs peuvent accéder à l’Internet grâce au wifi.

Les besoins du secteur de l’inclusion scolaire font intégralement partie de la gestion documentaire du CDI : le fonds documentaire est unique, les documentalistes suivent ses élèves dans les mêmes conditions que les élèves in situ.

Les listes des manuels scolaires sont reçues au mieux fin juin et jusqu’à fin septembre. Elles sont souvent stabilisées fin octobre. Tout au long de l’année, la gestion d’un programme d’acquisition enrichit la liste primitive.

Seules les œuvres intégrales sont prises en compte par le CDI.

Les demandes des enseignants, extraits, devoirs etc. sont assurées par le DTEA (Département de la transcription et de l’édition adaptée)

Les élèves en inclusion scolaire peuvent être accueillis en début d’année :
-       pour une présentation du service et de ses règles de fonctionnement,
-       pour connaître les ressources et les types de documents disponibles,
-       pour leur donner les repères dans le CDI.

1. Public

Les élèves en inclusion scolaire peuvent être internes ou externes.

- Les élèves internes ont potentiellement, plus de latitude pour fréquenter le CDI : faire connaître leurs besoins, retirer leurs documents, échanger avec les documentalistes.
- Les besoins des élèves externes sont le plus souvent transmis par un intermédiaire : famille, professeur accompagnant, éducateur référent, UPI (ULIS).

  • si l’élève est en internat à l’INJA, les possibilités de rencontre permettent de mieux ajuster les actions du CDI, connaître l’élève, le comprendre, le voir évoluer, l’orienter et répondre à ses besoins et attentes ;
  • si l’élève est externe, c’est la qualité de la relation avec l’intermédiaire qui va permettre un suivi plus ou moins riche et efficace, essentiellement par échanges téléphoniques ou courriel. La mise à disposition des documents se fait lors d’un passage de l’intermédiaire à l’INJA ou par le chauffeur de l’INJA quand un RDV peut être fixé avec la famille, l’élève ou l’établissement scolaire de l’élève.

 

2. Fourniture des documents

Le CDI doit acquérir pour chaque élève les documents qui lui sont demandés. Deux éléments doivent être pris en compte : la disponibilité, les délais.

Par rapport à un  CDI non spécialisé, l’offre et le choix d’une manière générale sont restreints et la mise à disposition plus compliquée. Cette situation peut se complexifier durant la scolarité (en particulier pour des élèves qui choisissent des langues orientales (arabe, chinois), des élèves en BTS ou en classes préparatoires aux grandes écoles.

En dehors des manuels scolaires dont la liste est en générale connue,  des documents sont souvent demandés au dernier moment pour un usage urgent.

Il faut avoir à l’esprit que l’achat des documents nécessite des délais dont le CDI n’a pas forcément la maîtrise même s’il met tout en œuvre pour les limiter au maximum. De plus, avant d’être communiqué, tout document doit être intégré dans la base documentaire et équipé.

Le délai de mise à disposition des documents demandés n’est donc pas négligeable surtout  lorsque le document nécessite transcription et adaptation.

Ce délai se réduit lorsque le document adapté existe dans le fonds documentaire du CDI ou lorsqu’il est localisé par la BDEA (la Banque de données de l’édition adaptée)  et ne nécessite qu’un achat d’exemplaire (tirage).

Dans le cas d’une transcription-adaptation de l’œuvre intégrale, ce n’est que dans le cas où c’est le DTEA qui en a été chargé que le suivi progressif des besoins de l’élève par rapport au programme étudié peut être envisagé.

Dans la majorité des cas les nouveaux ouvrages adaptés sont fournis aux élèves tels qu’acquis auprès du  fournisseur de l’édition « spécialisée ». Il arrive que le CDI demande des corrections mais essentiellement lorsqu’il s’agit de fautes de braille abrégé très pénalisantes pour la lecture.

La qualité des documents adaptés communiqués peut donc être inégale et présenter quelques manques.

Pa exemple :

Braille : absence de double pagination ou pagination dans le texte, absence de schémas, de figures, de tableaux, 

Braille, Gros caractères : même pour des documents qui peuvent paraître simples comme les pièces de théâtre, des adaptations ne sont pas réalisées : les italiques, les didascalies, la mise en valeur des personnages, etc.

La photocopie agrandie reste un pis-aller mais présente l’avantage d’être disponible rapidement, et conforme à l’édition d’origine.

Mais tous les caractères ne sont pas également agrandis et le format A3 du document n’est pas commode à manipuler ni à transporter.

3. Le fichier numérique

Selon la pratique de l’élève et la disponibilité de certains documents, le CDI en coordination avec le DTEA essaie de communiquer des documents sur support numérique.

Deux lois permettent d’accompagner l’évolution des  pratiques relatives à l’accessibilité numérique et à la mise à disposition des fichiers numérique : la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et  la loi n° 2006-961 du 1er août 2006 relative aux droits d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information. Cette loi a introduit une « exception au droit d’auteur »  qui autorise l’adaptation de documents et leur communication mais uniquement par des organismes bénéficiant d’un agrément délivré par une commission placée sous l’égide des Ministère de la Culture et des Affaires sociales.

L‘INJA bénéficiant de cet agrément peut réaliser et communiquer les documents sur support informatique que produit le DTEA. Cette activité s’organise  progressivement. La disponibilité des titres sur ce support dépend de l’offre du DTEA et des autres organismes agréés auxquels le CDI pourra s’adresser.

4. Exploitation des ressources du CDI

En général, les élèves en inclusion scolaire utilisent le CDI pour des demandes de recherche,  pour imprimer leurs documents en braille et faire des photocopies (souvent la veille pour le lendemain).

Peu de ces élèves utilisent le CDI comme salle de lecture pour la consultation des usuels : dictionnaires, encyclopédies,  c’est-à-dire tous documents exclus du prêt.

Conclusion

Pour favoriser la mise en œuvre du projet individuel de l’élève en inclusion scolaire, le CDI a comme politique :

-          d’éviter trop d’interlocuteurs
-          de centraliser les informations concernant le suivi des demandes:

  • la fiche ouvrages renseignée par le CDI, consultable par tous,
  • les demandes d‘ouvrages tout au long de l’année,

-          d’interpeller l’élève qui doit retirer ses ouvrages,
-          d’anticiper les demandes, de prévoir les adaptations (pour les épreuves d’examen : épreuves de français en 1ère et Lettres en terminale par exemple)
-          de maintenir la proximité avec l’élève pour l’exploitation optimale des ressources que peut lui offrir le service : documents sur différents supports, matériels adaptés, et méthodologie,
-          de présenter le service aux élèves, à l’équipe pédagogique de l’établissement d’accueil et en particulier  aux documentalistes,
-          de sensibiliser les enseignants à accepter des éditions déjà adaptées et utiliser pour la partie cours par exemple, un manuel qui n’est pas celui utilisé en classe en y associant élève et famille,
-          d’apprendre à l’élève  à travailler sur des supports de substitution et de conseiller le travail avec un lecteur,
-          d’informer sur la BDEA, Banque de données de l’édition adaptée consultable sur l’internet  www.inja.fr/bdea service chargé de localiser sur le plan national la production éditoriale en vente ou en prêt à destination des personnes déficientes visuelles.